La Gazzettango s'enrichit d'une nouvelle rubrique : le Focus...Il s'agit d'un numéro spécial organisé autour d'une seule actualité : un événement, la présentation de danseurs ou musiciens, un festival ou autre !!.
Le Focus est donc un supplement de la Gazzettango également envoyé ponctuellement à nos 12 000 contacts ou souscripteurs. Il s'accompagnera selon l'actualité concernée d'interview, de podcast, de vidéo ou d' article.
Son contenu est également accessible via notre site internet.
La casa se agranda...las ideas tambien y sobre todo el deseo ferviente que tangoLab innove...que se instale en la vanguardia..
Aqui va la primera...salute !
Nous sommes à quelques jours de l'ouverture de la seconde édition du CITP, le Congrès International de Tango organisé par Sebastian Arce, Mariana Montes, Laure Thirion et l'association Tango Renaissance. Cela a été l'occasion pour la Gazzettango de rencontrer Sebastian et Mariana à Paris.
Alors que ce jeune couple de danseur s'est imposé depuis plusieurs années comme un des principaux protagonistes du renouveau du Tango danse, notre entretien s'est d'emblé placé sous le signe des origines du Tango. L'occasion pour Sebastian Arce de nous rappeler l'importance de l'improvisation comme principe fondateur de ce qui allait devenir la culture Tango telle que nous la vivons aujourd'hui. A cette recherche constante de l'improvisation est venu se greffer aujourd'hui celle de l'expressivité. L'enjeu donc des prochaines années ne résiderait pas tant en une victoire chorégraphique et la réalisation de prouesses techniques mais plutôt dans la recherche expressive qui questionne et sonde le sens.
Le tango est né d'un « bouillon de culture » où il fallut accepter et improviser pour rendre vivable les différences et lutter pour ne pas seulement survivre à la misère. En pariant chaque nuit que dans « l'inutile », la danse et la musique, se jouaient peut-être toute la vie.
Et aujourd'hui....?
En écoutant parler ce jeune couple qui a réussi à mener de front carrière artistique, recherche pédagogique, enseignement et vie associative quelque chose s'exclame en moi. Je me dis : « tango de nuevo » !
Comme si cette appellation devait d'abord fêter le miracle de la renaissance du tango et de sa vivacité après 30 année de dictature en argentine et le génocide sociale perpétré par des gouvernements successifs soldant leur pays sur les bons conseils des institutions financières mondiales. Le tango « nuevo » ne doit par être un concept marketing mais s'accompagner d'un point d'exclamation, de chants et de musique pour marquer notre désir de continuer à inventer sur les bases de ce que nos ainées ont eu la générosité de nous transmettre. Sebastian Arce et Mariana Montes ont été des gosses qui en ont bavés, qui ont osés, qui ont travaillés et sont là aujourd'hui, devenus adultes, pour nous mettre à la fête en offrant à Paris un festival digne de ce nom. Saluons aussi tous les artistes argentins qui ont contribué à faire vivre cette vielle histoire d'amour entre la France et l’Argentine.
Danser le tango comme nous le rappel cet interview : c'est danser l'exil. C'est être, le temps d'une milonga, l’immigrant qui débarque pour s'exiler d'un monde parfois inacceptable ou incompréhensible, pour croire ou espérer quelque chose de mieux le cherchant dans les bras de l'altérité, « dansant l'autre », jusqu'aux premières lueurs du matin.
Alors rendez vous dès jeudi au CITP ! Il apparait plus que jamais important de « danser l'exil » à Paris car nul ne peut dire, au regard des dernières actualités politique, combien de temps encore la France restera terre d'asile ?
Sebastian Arce et Mariana Montes ont accepté de répondre à nos questions en Français. Une traduction en anglais et espagnol est à venir pour les prochaines semaines.
Anna Baum pour la Gazzettango.
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