samedi 28 avril 2007
Par Ale,
samedi 28 avril 2007 à 16:17 :: Le Blog Lab
Samedi 28 avril 2007, de 16h30 à minuit - Merci Gabriel !
Le Programme
16h30 à 17h : Projet « Tango au collège » par la classe de 5ème du Collège Politzer de Montreuil.
17h à 18h45 : Projections de documentaires
18h45 à 19h15 : Rencontre avec des ethnologues
- Juan Carlos Garavaglia, Ethnologue, Ehess Paris
19h15 à 21h45 : Re...pas de danses...
20h45 à 21h45 : Concert Chamamé avec Raul Barboza

21h45 à 22h00 : Projection. Documentaire sur l’histoire du tango, réalisé par Rémi Hess et Christian Lemeunier (2007), Université de Paris 8, Sciences de l’éducation, laboratoire d’anthropologie de la danse.
22h00 à 23h30 : Bal tango avec Adriana Pedrolo (chant) et ses musiciens (guitare et bandonéon)
23h30 à 0h00 : Invités, Dernières danses... Scène à Bruno (accordéon diatonique) et Léon (accordéon chromatique) sur un répertoire latino.
Exposition à la Maison Populaire
Photographies de Maïté Boullosa, ethnologue, sur des communautés indiennes en Argentine.
Restauration et boissons typiques à toute heure
Tarifs 8/6 €
Maison populaire de Montreuil 9 bis, rue Dombasle 93100 Montreuil - Tél : 01 42 87 08 68
Autour de la rencontre...
* Stage : samedi 28 avril 2007 de 14h à 17h : stage pratique d’accordéon diatonique (niveau confirmé) avec Raul Barboza, tarif : 25 €
* Mardi 24 avril : Concert-ciné-club argentin avec la Sudestada, à la Maison de l’Argentine, Cité Internationale.
* Jeudi 26 avril 2007, de 14h à 17h : Concert Pédagogique à la Maison Populaire avec Adriana Pedrolo (chanteuse argentine, ses chansons parcourent l’univers romantique-latino, le folklore sud-américain et le monde urbain et réaliste du tango) et deux danseurs de tango.
* Jeudi 26 avril 2007, De 10h à 12h, dans la classe de 5è du Collège Politzer de Montreuil : intervention de Rémi Hess, Professeur en Sciences de sciences de l’éducation à l’université de Paris VIII, laboratoire d’anthropologie des danses sociales, spécialiste du tango (« Le tango », Que Sais je ?, ed Puf, 1996).
* Mercredi 18 avril 2007, de 18h30 à 19h30 en direct, émission spéciale sur Aligre FM (93.1), sur « Vent du monde », avec Raul Barboza, Adriana Pedrolo
Infos Pratiques
MAISON POPULAIRE DE MONTREUIL : Accès depuis Paris
 À pied (cf plan) M° Mairie de Montreuil rue Walwein rue de Rosny à droite du lycée Jean-Jaurès rue Dombasle
 En bus n° 121 ou 102 arrêt Lycée Jean-Jaurès
 En voiture Paris porte de Bagnolet A3 direction Lille Suivre Montreuil S29 sortie Montreuil Saint-Antoine Centre ville à gauche puis deuxième feu à droite Parking 48, rue Danton
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mercredi 25 avril 2007
Par Ale,
mercredi 25 avril 2007 à 12:36 :: Le Blog Lab
publiée dans "philosophie magazine:"
" La revue Philosophie magazine m'a demandé si, sur le principe,
j'acceptais de rencontrer l'un des candidats à la présidentielles pour
le questionner sur son programme culturel, son rapport aux choses de
l'esprit ou sa relation à la philosophie. Dans la foulée de mon
consentement, la rédaction m'a rappelé en me demandant si j'avais une
objection contre Nicolas Sarkozy.
Pas plus avec lui qu'avec un autre, j'aurais même consenti à
Jean-Marie Le Pen tant l'approche de l'un de ces animaux politiques
m'intéressait comme on visite un zoo ou un musée des horreurs dans une
faculté de médecine. Ce fut donc Nicolas Sarkozy.
Il me paraît assez probable que son temps passé - donc perdu...- avec
Doc Gynéco ou Johnny Hallyday le dispensait de connaître un peu mon
travail, même de loin. Je comptais sur la fiche des renseignements
généraux et les notes de collaborateurs. De fait, les portes plumes
avaient fait au plus rapide : en l'occurrence la copie de mon blog
consacrée à son auguste personne. Pour mémoire, son titre était : Les
habits de grand- mère Sarkozy - j'y montrais combien le candidat
officiel drapait ses poils de loup dans une capeline républicaine bien
inédite...
Je me trouvais donc dans l'antichambre du bureau de la fameuse grand
mère Sarkozy, place Beauvau, en compagnie de deux compères de la
rédaction de la revue et d'un photographe qui n'en revenaient pas de
se retrouver dans cette géographie de tous les coups fourrés de la
République. Épicentre de la stratégie et de la tactique politique
policière, espace du cynisme en acte, officine du machiavélisme en or
d'État, et portraits des figures disciplinaires de l'histoire de
France représentées en médaillons d'austères sinistres.
Arrivée du Ministre de l'intérieur avec un quart d'heure d'avance, il
est 17h00 ce mardi 20 février. Début houleux. Agressivité de sa part.
Il tourne dans la cage, regarde, jauge, juge, apprécie la situation.
Grand fauve blessé, il a lu mes pages de blog et me toise - bien
qu'assis dans un fauteuil près de la cheminée. Il a les jambes
croisées, l'une d'entre elles est animée d'un incessant mouvement de
nervosité, le pied n'arrête pas de bouger. Il tient un cigare fin et
long, étrange module assez féminin.
Chemise ouverte, pas de cravate, bijoux en or, bracelet d'adolescent
au poignet, cadeau de son fils probablement. Plus il en rajoute dans
la nervosité, plus j'exhibe mon calme.
Premier coup de patte, toutes griffes dehors, puis deuxième,
troisième, il n'arrête plus, se lâche, agresse, tape, cogne, parle
tout seul, débit impossible à contenir ou à canaliser. Une, deux, dix,
vingt phrases autistes. Le directeur de cabinet et le porte-plume
regardent et écoutent, impassibles. On les imagine capables d'assister
à un interrogatoire musclé arborant le même masque, celui des gens de
pouvoir qui observent comment on meurt en direct et ne bronchent pas.
Le spectacle des combats de gladiateurs.
Je sens l'air glacial que transportent avec eux ceux qui, d'un geste
du pouce, tuent ou épargnent. Poursuite du monologue. Logorrhée
interminable.
Vacheries lancées comme le jet de fiel d'une bile malade ou comme un
venin pulsé par le projet du meurtre. Hâbleur, provocateur, sûr de lui
en excitant l'adversaire à se battre, il affirme en substance : «
Alors, on vient voir le grand démagogue alors qu'on n'est rien du tout
et, en plus, on vient se jeter dans la gueule du loup... » !
Je fais une phrase. Elle est pulvérisée, détruite, cassée, interdite,
morcelée : encore du cynisme sans élégance, toujours des phrases dont
on sent qu'il les souhaiterait plus dangereuses, plus mortelles sans
parvenir à trouver le coup fatal. La haine ne trouve pas d'autre
chemin que dans cette série d'aveux de blessure. J'avance une autre
phrase. Même traitement, flots de verbes, flux de mots, jets d'acides.
Une troisième. Idem. Je commence à trouver la crise un peu longue. De
toute façon démesurée, disproportionnée.
Si l'on veut être Président de la République, si l'on s'y prépare
depuis le berceau, si l'on souhaite présider les destinées d'un pays
deux fois millénaires et jouer dans la cour des grands fauves de la
planète, si l'on se prépare à disposer du feu nucléaire, si l'on
s'expose depuis des années en s'invitant tous les jours dans les
informations de toutes les presses, écrites, parlées, photographiées,
numérisées, si l'on mène sa vie publique comme une vie privée, et vice
versa, si l'on aspire à devenir le chef des armées, si l'on doit un
jour garantir l'État, la Nation, la République, la Constitution, si,
si, si, alors comment peut on réagir comme un animal blessé à mort,
comme une bête souffrante, alors qu'on a juste à reprocher à son
interlocuteur un blog confidentiel peu amène , certes, mais inoffensif
?
Car je n'ai contre moi, pour justifier ce traitement disproportionné ,
que d'avoir signalé dans une poignée de feuillets sur un blog , que le
candidat aux présidentielles me semblait très récemment et fort
fraîchement converti à De Gaulle, au gaullisme, à la Nation, à la
République, que ses citations de Jaurès et Blum apparaissaient fort
opportunément dans un trajet d'une trentaine d'années au cours
desquelles ces grands noms étaient introuvables dans ses interventions
, questions qui, au demeurant, rendaient possible un débat, et que
c'était d'ailleurs pour ces raisons que nous étions là, Alexandre
Lacroix, Nicolas Truong et moi....
Cette colère ne fut stoppée que par l'incidence d'une sonnerie de
téléphone portable qui le fit s'éloigner dans la pièce d'à côté. Tout
en se déplaçant, il répondait avec une voix douce, tendre, très
affectueuse, avec des mots doux destinés très probablement à l'un de
ses enfants. Le fauve déchaîné tout seul devenait un félin de salon
ronronnant de manière domestique. En l'absence du ministre, je m'ouvre
à mes deux comparses en présence des deux siens et leur dit que je ne
suis pas venu pour ce genre de happening hystérique et que j'envisage
de quitter la place séance tenante...
J'étais venu en adversaire politique, certes, la chose me paraissait
entendue, et d'ailleurs plutôt publique, mais ceci n'excluait pas un
débat sur le fond que je souhaitais et que j'avais préparé en
apportant quatre livres enveloppés dans du papier cadeau ! Quiconque a
lu Marcel Mauss sait qu'un don contraint à un contre don et
j'attendais quelque chose d'inédit dans ce potlatch de primitifs
post-modernes ... Vaguement liquéfié, et sibyllin, le tandem de
l'équipe de Philosophie magazine voyant leur scoop s'évaporer dans les
vapeurs du bureau propose, dès le retour du Ministre, que nous
passions à autre chose et que j'offre mes cadeaux... Je refuse en
disant que les conditions ne sont pas réunies pour ce genre de geste
et que, dans tous les sens du terme, il ne s'agit plus de se faire de
cadeaux.
« Passons alors à des questions ? A un débat ? Essayons d'échanger ? »
tentent Alexandre Lacroix et Nicolas Truong. Essais, ébauche. En tiers
bien à la peine, ils reprennent leurs feuilles et lancent deux ou
trois sujets.
La vitesse de la violence du ministre est moindre, certes, mais le
registre demeure : colère froide en lieu et place de la colère
incandescente, mais colère tout de même.
Sur de Gaulle et le gaullisme récent, sur la Nation et la République
en vedettes américaines - disons le comme ça...- de son discours
d'investiture, sur la confiscation des grands noms de gauche, sur
l'Atlantisme ancien du candidat et son incompatibilité avec la
doctrine gaullienne, le débat ne prend pas plus . Il m'interpelle : «
quelle est ma légitimité pour poser de pareilles questions ? Quels
sont mes brevets de gaullisme à moi qui parle de la sorte ? Quelle
arrogance me permet de croire que Guy Môquet appartient plus à la
gauche qu'à la France ? ». Donc à lui...
Pas d'échanges, mais une machine performante à récuser les questions
pour éviter la franche confrontation. Cet homme prend toute opposition
de doctrine pour une récusation de sa personne. Je pressens que, de
fait, la clé du personnage pourrait bien être dans l'affirmation
d'autant plus massive de sa subjectivité qu'elle est fragile,
incertaine, à conquérir encore. La force affichée masque mal la
faiblesse viscérale et vécue. Aux sommets de la République, autrement
dit dans la cage des grands fauves politiques, on ne trouve
semble-t-il qu'impuissants sur eux-mêmes et qui, pour cette même
raison, aspirent à la puissance sur les autres. Je me sens soudain
Sénèque assis dans le salon de Néron...
Habilement, les deux compères tâchent de reprendre le cours des
choses, d'accéder un peu aux commandes de ce débat qui n'a pas eu lieu
et qui, pour l'instant, leur échappe totalement. De fait, l'ensemble
de cette première demi-heure se réduisait à la théâtralisation
hystérique d'un être perdu corps et âme dans une danse de mort autour
d'une victime émissaire qui assiste à la scène pendant que, de part et
d'autre des deux camps, deux fois deux hommes assistent, impuissants,
à cette scène primitive du chef de horde possédé par les esprits de la
guerre. Grand moment de transe chamanique dans le bureau d'un Ministre
de l'intérieur aspirant aux fonctions suprêmes de la République !
Odeurs de sang et de remugles primitifs, traces de bile et de fiel, le
sol ressemble à la terre battue jonchées d'immondices après une
cérémonie vaudoue...
Tout bascule quand nous entamons une discussion sur la responsabilité,
donc la liberté, donc la culpabilité, donc les fondements de la
logique disciplinaire : la sienne . Nicolas Sarkozy parle d'une visite
faite à la prison des femmes de Rennes. Nous avons laissé la politique
derrière nous.
Dès lors, il ne sera plus le même homme. Devenant homme, justement,
autrement dit débarrassé des oripeaux de son métier, il fait le geste
d'un poing serré porté à son côté droit du ventre et parle du mal
comme d'une chose visible, dans le corps, dans la chair, dans les
viscères de l'être.
Je crois comprendre qu'il pense que le mal existe comme une entité
séparée, claire, métaphysique, objectivable, à la manière d'une
tumeur, sans aucune relation avec le social, la société, la politique,
les conditions historiques. Je le questionne pour vérifier mon
intuition : de fait, il pense que nous naissons bons ou mauvais et
que, quoi qu'il arrive, quoi qu'on fasse, tout est déjà réglé par la
nature.
A ce moment, je perçois là la métaphysique de droite, la pensée de
droite, l'ontologie de droite : l'existence d'idées pures sans
relations avec le monde. Le Mal, le Bien, les Bons, les Méchants, et
l'on peut ainsi continuer
: les Courageux, les Fainéants, les Travailleurs, les Assistés, un
genre de théâtre sur lequel chacun joue son rôle, écrit bien en amont
par un Destin qui organise tout. Un Destin ou Dieu si l'on veut. Ainsi
le Gendarme, le Policier, le Juge, le Soldat, le Militaire et, en
face, le Criminel, le Délinquant, le Contrevenant, l'Ennemi. Logique
de guerre qui interdit toute paix possible un jour.
Dès lors, ne cherchons pas plus loin, chacun doit faire ce pour quoi
il a été destiné : le Ministre de l'Intérieur effectue son travail, le
Violeur le sien, et il en va d'une répartition providentielle (au sens
théologique du
terme) de ces rôles. Où l'on voit comment la pensée de droite
s'articule à merveille avec l'outillage métaphysique chrétien : la
faute, la pureté, le péché, la grâce, la culpabilité, la moralité, les
bons, les méchants, le bien, le mal, la punition, la réparation, la
damnation, la rédemption, l'enfer, le paradis, la prison, la légion
d'honneur, etc.
J'avance l'idée inverse : on ne choisit pas, d'ailleurs on a peu le
choix, car les déterminismes sont puissants, divers, multiples. On ne
naît pas ce que l'on est, on le devient. Il rechigne et refuse. Et les
déterminismes biologiques, psychiques, politiques, économiques,
historiques, géographiques ? Rien n'y fait. Il affirme : «
J'inclinerais pour ma part à penser qu'on naît pédophile, et c'est
d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette
pathologie-là. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France
chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal
occupés !
Mais parce que génétiquement ils avaient une fragilité, une douleur
préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer,
d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique
héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est
immense ». « Génétiquement » : une position intellectuelle tellement
répandue outre-Atlantique !
La génétique, l'inné, contre le social et l'acquis ! Les vieilles
lignes de partage entre l'individu responsable de tout, la société de
rien qui caractérise la droite, ou la société coupable de tout,
l'individu de rien, qui constitue la scie musicale de la gauche ...
Laissons de côté la théorie.
Je passe à l'exemple pour mieux tâcher de montrer que le tout
génétique est une impasse autant que le tout social. Face à cet aveu
de lieu commun intellectuel, je retrouve naturellement les techniques
socratiques du lycée pour interpeller, inquiéter et arrêter l'esprit,
capter l'attention de mon interlocuteur qui, de fait, semble
réellement désireux d'avancer sur ce sujet.
J'argumente : Lui dont chacun sait l'hétérosexualité - elle fut
amplement montrée sur papier couché, sinon couchée sur papier
montré...-, a-t-il eu le choix un jour entre son mode de sexualité et
un autre ? Se souvient-il du moment où il a essayé l'homosexualité, la
pédophilie, la zoophilie, la nécrophilie afin de décider ce qui lui
convenait le mieux et d'opter, finalement, et en connaissance de
cause, pour l'hétérosexualité ? Non bien sûr. Car la forme prise par
sa sexualité est affaire non pas de choix ou de génétique, mais de
genèse existentielle. Si nous avions le choix, aucun pédophile ne
choisirait de l'être...
L'argument le stoppe. Il me semble qu'à partir de ce moment, le
candidat aux présidentielles, le ministre de l'intérieur, l'animal
politique haut de gamme laisse le pas à l'homme, fragile, inquiet,
ostensiblement hâbleur devant les intellectuels, écartant d'un geste
qui peut être méprisant le propos qui en appelle aux choses de
l'esprit, à la philosophie, mais finalement trop fragile pour
s'accorder le luxe d'une introspection ou se mettre à la tâche
socratique sans craindre de trouver dans cette boîte noire
l'effroyable cadavre de son enfance.
Dans la conversation, il confie qu'il n'a jamais rien entendu d'aussi
absurde que la phrase de Socrate « Connais-toi toi-même ». Cet aveu me
glace - pour lui. Et pour ce qu'il dit ainsi de lui en affirmant
pareille chose. Cet homme tient donc pour vain, nul, impossible la
connaissance de soi ? Autrement dit, cet aspirant à la conduite des
destinées de la nation française croit qu'un savoir sur soi est une
entreprise vaine ? Je tremble à l'idée que, de fait, les fragilités
psychiques au plus haut sommet de l'État, puissent gouverner celui qui
règne !
Lors de sa parution, j'avais lu Le pouvoir et la vie de Valéry Giscard
d'Estaing qui racontait ses crises d'angoisse, ses inhibitions le
paralysant dans son véhicule militaire de parade le 14 juillet sur les
Champs Elysées, ses prétextes pour quitter le conseil des ministres
afin de subir une injection de calmant, son désir de se faire
psychanalyser (par Lacan !) pendant son septennat, etc. Je me
souvenais de confidences faites par tel ami bien informé sur l'état
psychique fort peu reluisant de Jacques Chirac après la dissolution et
sur le type de traitement psy qu'il suivait à cette époque. Je me
rappelais la fin d'un François Mitterrand , entre voyantes et reliques
de sainte Thérèse, invocations des forces de l' esprit , croyance en
l' au-delà et abandon aux médecines de perlimpinpin.
Et je voyais là, dans le regard devenu calme du fauve épuisé par sa
violence, un vide d'homme perdu qui, hors politique, se défie des
questions car il redoute les réponses, et qui, dès qu'il sort de son
savoir faire politicien, craint les interrogations existentielles et
philosophiques car il appréhende ce qu'elles pourraient lui découvrir
de lui qui court tout le temps pour n'avoir pas à s'arrêter sur
lui-même.
Les soixante minutes techniquement consenties s'étaient allongées
d'une trentaine d'autres. Les deux rôles en costumes qui le
flanquaient jouaient le sablier. Je trouvais l'heure venue pour offrir
mes cadeaux. Au ministre de l'intérieur adepte des solutions
disciplinaires : Surveiller et punir de Michel Foucault ; au
catholique qui confesse que, de temps en temps, la messe en famille
l'apaise : L'Antéchrist de Nietzsche ; pour le meurtre du père, le
chef de la horde primitive : Totem et tabou de Freud ; pour le libéral
qui écrit que l'antilibéralisme c'est « l'autre nom du communisme »
(il dit n'avoir pas dit ça, je sors mes notes et précise le livre, la
page...) : Qu'est-ce que la propriété ? de Proudhon. Comme un enfant
un soir de Noël, il déchire avidement. Il ajoute : « j'aime bien les
cadeaux ».
Puis : « Mais je vais donc être obligé de vous en faire alors ? »...
Comme prévu.
Dans l'entrebâillement de la porte de son bureau, la tension est
tombée. Qui prend l'initiative de dire que la rencontre se termine
mieux qu'elle n'a commencé ? Je ne sais plus. Il commente : « Normal,
on est deux bêtes chacun dans notre genre, non ? Il faut que ça se
renifle des bêtes comme ça...». Je suis sidéré du registre :
l'animalité, l'olfaction, l'odorat. Le degré zéro de l'humanité donc.
Je le plains plus encore. Je conçois que Socrate le plongerait dans
des abîmes dont il ne reviendrait pas... Du moins : dont l'homme
politique ne reviendrait pas. Ou, disons le autrement : dont l'homme
politique reviendrait, certes, mais en ayant laissé derrière lui sa
défroque politique pour devenir enfin un homme.
Alors que ses cerbères le prennent presque par la manche, il manifeste
le désir de continuer cette conversation, pour le plaisir du débat et
de l'échange, afin d'aller plus loin. Tout de go, il me propose de
l'accompagner, sans journalistes - il fait un mouvement de bras dans
la direction des comparses de Philosophie magazine comme pour
signifier leur congé dans un geste qui trahit ce qu'il pense
probablement de toute la corporation... Je refuse. Une autre fois ?
Les deux amis ont leurs deux paires d'yeux qui clignotent comme des
loupiotes...Voyons donc pour plus tard...
Dernier mot de Nicolas Sarkozy en forme de lapsus, il est mouvement
vers la sortie : « Je suis quand même un drôle de type, non ? Je dois
convaincre soixante-cinq millions de français, et je vous dis, là, que
je voudrais continuer la conversation ! Hein ? Non ? Il n'y a pas
autre chose à faire ?
Quand même... ». Soixante-cinq millions c'est le nombre des français à
convaincre d'amour, pas celui des électeurs à convaincre de voter...
Michel Onfray, philosophe
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mercredi 18 avril 2007
Par Ale,
mercredi 18 avril 2007 à 14:29 :: Le Blog Lab

C'est que pour PC, moi je suis un MacUser...mais ça sera avec le portable de ma copine...elle est deja prévenu !
EN ESPAñOL et en FRANCAIS - EXPLICACION !
MERCI LUDO !!!!!!!!!!!!!
ESP -
Quien no soño ver los partidos del campeonato argentino en directo y encima poder elegirlos...
A ver hay que ser pacientes y seguir al pie de la letra...Solo para PC ( grrrr )
Tienen que cargar a distancia un programa informático de p2P streaming como Tvants, sopcast, pp...
Lo que es fundamental, es tener paciencia, el buffer necesita tiempo para estabilizarse.
El tiempo necesario depende de la conexión y el número de usuarios ya conectados.
El zapping no ayuda. Al contrario los que se conectan y se desconectan de la cadena obstruyen mucho .
Pues, al elegir ver un partido sobre una cadena, es obligatorio permanecer conectado hasta el final de este partido , por respeto hacia otros conectados...!!! Eso implica también no desconectarse al tiempo parcial.
Si quieren estar seguros que el buffer se estabiliza a tiempo, conectan una hora de antemano; evitarán así las colas que se conectan a los últimos minutos.
Dicho esto algunas cadenas solo se conectan a los últimos minutos entonces... paciencia... Encontraran los programas informáticos a cargar a distancia y explicaciones sobre http://www.live-foot-forum.be/forum (lugar frances) y http://myp2p.eu/index.htm (Ingles) lo más completo acerca de los vínculos hacia distintos acontecimientos de fútbol, NBA, NFL, tenis..., en particular, los partidos meridionales americanos.
Para los partidos de hoy: http://myp2p.eu/Weekdays.htm recomiendo cargar a distancia sopcast y Tvants... con estos 2 programas informáticos se pueden prácticamente seleccionar todos los partidos que les interesan.
Sobre los 2 sitios citados más arriba, encuentran los vínculos directos hacia los partidos. Una vez los programas informáticos instalados presiona los vínculos y la cadena se abre. A veces los vínculos no son buenos... una vez más hay que saber ser pacientes...
FR_
1. Télécharger un logiciel de p2P streaming tel que Tvants, sopcast, ppmate...
Ce qui est fondamental, c'est d'avoir de la patience, le buffer a besoin de temps pour se stabiliser. Le temps nécessaire dépend de la connexion et du nombre d'utilisateurs déjà connectés.
Le zapping n'aide pas. Au contraire ceux qui se connectent et se déconnectent de la chaine gênent fortement ceux qui sont connectés à eux.
Donc, en choisissant de voir un évènement sur une chaine, il est obligatoire de rester connecté jusqu'à la fin de cet évènement, par respect envers les autres connectés.
Cela implique aussi de ne pas se déconnecter à la mi-temps. Si vous voulez être sûr que le buffer se stabilise à temps, connectez-vous une heure à l'avance; vous éviterez ainsi les boulets qui se connectent à la dernière minutes. Cela dit certaines chaines ne se connectent qu'à la dernière minute donc... patience...
Tu trouveras les logiciels à télécharger et des explications sur http://www.live-foot-forum.be/forum (site francophone) et http://myp2p.eu/index.htm (site anglophone) le plus complet concernant les liens vers différents événements football, NBA, NFL, tennis...notamment les matchs sud américains. Pour les matchs d'aujourd'hui : http://myp2p.eu/Weekdays.htm
Je recommande de télécharger sopcast et Tvants... avec ces 2 logiciels on peut pratiquement sélectionner tous les matchs qui t'intéressent.
2. Sur les 2 sites cités plus haut, tu trouves les liens directs vers les matchs. Une fois les logiciels installés tu cliques sur les liens et la chaîne s'ouvre. Parfois les liens ne sont pas bons...encore une fois il faut savoir etre patient...
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jeudi 12 avril 2007
Par Ale,
jeudi 12 avril 2007 à 21:19 :: Le Blog Lab
Une très bonne idée !
Je pense que tout le monde a eu la boite vert dans sa BAL !
Une tres bonne initiative fait pour la société Corepile...si si on parle on parle mais on fait pas grand chose !!!...alors pour quoi les recycler..? voila des questions fréquentes
Pourquoi et quoi recycler ?
1/ Les piles sont-elles dangereuses pour la santé et l’environnement ?
Aujourd’hui, les piles et les accumulateurs répondent à des normes sanitaires internationales très strictes et ne représentent pas de danger pour le consommateur, dans le cadre d’une utilisation normale.
Seules certaines catégories de piles, surtout les piles boutons, peuvent contenir des substances toxiques (mercure, plomb ou cadmium) qui peuvent affecter l’environnement. C’est pour cela que toutes les piles doivent être rapportées dans des points de collecte pour être recyclées. Cependant, ces substances toxiques ne sont pas présentes en quantité suffisante pour présenter un risque sanitaire réel pour le consommateur.
2/ Pourquoi recycler les piles et les accumulateurs portables ?
Parce qu’au-delà de la simple volonté de limiter les impacts sur l’environnement, la valorisation des piles et des accumulateurs représente de véritables enjeux. On recycle pour :
. Eviter de gaspiller des ressources naturelles rares et présentes en quantités limitées dans la nature comme le fer, le zinc, le manganèse et le nickel.
. Produire, après recyclage, des alliages et des métaux à valeur ajoutée (acier, ferromanganèse) qui seront utilisés dans de nombreuses industries.
. Eviter d’introduire dans les ordures ménagères (destinées à l’élimination par incinération) des traces de mercure, de plomb ou de cadmium, contenus dans certains type de piles.
RAPPEL : De nos jours les piles contenant du mercure, du plomb ou du cadmium ne représentent plus qu’environ 10% des piles vendues. Les plus gros volumes de vente sont représentés par les piles bâtons salines ou alcalines, dont le mercure a été éliminé depuis près de 15 ans.
3/ Quels sont les produits recyclés ? et ceux exclus du recyclage ?
D’après la législation française, toutes les catégories de piles et d’accumulateurs sont soumis à la réglementation et doivent tous être recyclés sans exception.
COREPILE recycle toutes les piles (salines, alcalines, boutons, au zinc-air, au lithium etc) et tous les accumulateurs portables (au plomb, nickel-cadmium, nickel-métal hydrure, lithium-ion etc).
Cependant, certaines catégories comme les batteries automobiles ou les accumulateurs industriels au plomb ne sont pas récupérés par COREPILE, et suivent d’autres voies de retraitement.
Pour savoir plus click ICI
Gente a ponerse las pilas !!
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mardi 10 avril 2007
Par Ale,
mardi 10 avril 2007 à 15:50 :: Le Blog Lab
FR_
Un heureux événement...
Deux jours sans post... nous n'étions pas partis en WE de pâques mais plutôt en train de travailler dur pour mettre en place un nouveau service web.
Pas mal de boulot mais nous sommes maintenant en mesure de vous annoncer la naissance de notre petit dernier : La Gazzettango.
Ce n'est pas un nouveau tees !! C'est une newsletter de l'actualité tango en France et à l'international.
Ce qui veut dire concrètement que chaque quinze jours nous adresserons la Gazzettango directement dans la boite e-mail de ses abonné (environ 11.000 contacts).
Associations, organisateurs d'événements, danseurs...si vous souhaitez annoncer vos événements la Gazzettango est le support adapté. Adressez nous vos éléments et nous ferons le reste.
Web us and we buzz !
Alors pour voir la tête du bb voici le lien vers le nouveau site de la Gazzettango.
www.gazzetta-tango.com
Actuellement nous préparons le premier numéro : sur les écran le 22 avril.
Vous comprenez pourquoi nous avons été un peu silencieux ces derniers jours : pas facile d'être de jeunes parents....Mais nous reprenons dès maintenant le rythme quotidien de nos post....
ESP
Las buenas novedades...
Dos días sin post... y no es por que salimos de fin de semana Pascual, sino que hemos trabajado duro para proponer un nuevo servicio web.
Bastante trabajo pero al fin estamos en condiciones de anunciarles el nacimiento de La Gazzettango.
No son nuevas remeras !!
Es un boletín informativo de la actualidad internacional tanguera .Lo que quiere decir concretamente que cada quince días enviaremos La Gazzettango directamente por correo electrónico a nuestros suscriptores (alrededor de 11.000 contactos).
Asociaciones, organizadores, bailarines... si desean anunciar sus acontecimientos La Gazzettango sera el apoyo indicado.
Ustedes nos evian sus elementos y nosotros haremos el resto.
¡Web us and we buzz!
Si desean conocer nuestro nuevo servicio
www.gazzetta-tango.com
Actualmente preparamos el primer número que saldra en difucion el 22 de abril.
Ahora pueden comprender porqué hemos estado un poco ausentes estos últimos días
ENG
An happy event....
Two days without post... we had not left in Easter holidays but rather working hard to set up a new service Web. We are able now to announce you the birth of our small last: The Gazzettango.
It's not a new tees!! It's the first newsletter of the Tango topicality in France and in the world.
In concrete terms, it means that each fifteen days, in the night from Sunday to Monday, it will get directly to the inbox of its subscribers (approximately 11.000 contact).
Associations, organizers of events, dancers... if you wish to announce your events Gazzettango is the adapted support. Address us your elements and we will make the job. Web us and we buzz! To see how cut the bb is go to the new Gazzettango link.
www.gazzetta-tango.com
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lundi 2 avril 2007
Par Ale,
lundi 2 avril 2007 à 15:57 :: Le Blog Lab
je vais vous intriguer un peu...beau projet qui arrive !
Connexion Paris Projet
Cordoba/Buenos Aires/Marseille/Paris...C'est neuf mois de trafic culturel.
Un groupe artistes argentins et français effectuent une série de productions, en cherchant développer et fusionner des courants créatifs à travers cet échange.
Formats où se manifeste Connexion Paris :
Conexion Paris TV
Coproduction télévisuelle Revolushion Films et El Martillo
Sangra Tango
co-porduccion Argentine Théâtrale Arg/France Édition 2007 - Festivals Internationaux de Théâtre Mercosur
Performances Internationaux
Interventions urbaines, mises en scènes et spéciales télévisuels
Connexion Paris Radio
Co-production radiale
Samedis de de 18 à 21 hs en FM Urbaine 100.1 Mhz
+ info
Graphiques Urbaines
Gigantographies, affiches et cartes postales dans la voie publique
Connexion Paris Cinema
Connexion Paris / Le Documentaire
Sangra Tango ! / Le Documentaire
Sangra Tango / Le Film
La Croix / Vidéo Clip / Long métrage
Erotique
Vidéo Clip Erotique
La Musa Maldita / Long métrage
Connexion Paris c'est un équipe formé par :
Angel Díaz, Erika Krupp, Joel Galasso, Juan Pablo Santi, Juan Sebastián Torales, Julieta Milanesio, Luizo Vallée, Martín Vargas, Natalia Luque et Valeria Serra.
Avec les artistes invités :
Alejandro Rumolino, Antoine Liutkus, Bastien Liutkus, Benoit Leseure, B.Boy Luis, Calu Rivero, Carolina Torales, Fermín Juárez, Karina Latortue, Lionel Delourme, Lucas Maldonado, Jimena Gavazza, Jimena Rivas, Cadres Acosta, María Ana Rodriguez, Maria Pop, Mario Rosso, Milton Rovetto, Nacha Silva, Nayla Sans, Nicolás Lares, Patricia Pita, Ricardo Geri, Rita Martinez, Rodrigo Bedmar, Rocco Sedano, Sandra Criolani, Simbad Segui, Sofia Astorga, le Soleil Eva, Sonny Lauret, Susana Perez, Victoire Vieyra d'Abreu et Yair Galasso.
Sites web
http://www.conexionparis.com.ar
http://www.sangratango.fr
http://www.revolushionfilms.com.ar
Centre d'Art Contemporain Château Carrera
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